Le groupe Ankor change de chanteuse et nous dévoile son nouveau clip

Il y a quelques semaines, El Pinguino vous avait fait découvrir le groupe de rock mélodique originaire de la région de Tarragone: Ankor.

Véritable phénomène en dehors des frontières espagnoles, le groupe est suivi par de nombreux fans notamment dans les pays asiatiques. Il prouvait encore une fois que nul n’est prophète dans son pays. Leur faible succès avec des chansons espagnoles les a d’ailleurs amené à chanter en anglais.

Nous vous avions fait découvrir ce jeune groupe en vous faisant écouter « My own angel » avec la magnifique voix de leur vocaliste, Rosa de la Cruz. Mais en avril 2014, en pleine tournée, le groupe annonce que la chanteuse fait une pause dans la musique. Le groupe annonçait trois jours plus tard dans la foulée qu’elle était remplacée par Jessie Williams résidant à Barcelone mais originaire de Bristol.

Pour vous faire une idée, nous vous proposons deux clips déifférents: « My own angel » avec Ankor et Rosa de la Cruz et le plus récent « Get on Winner Horse » avec Jessie Williams.

A vous de vous faire un avis, le nôtre est fait…

Pas d’émission El Pinguino ce soir…

El Pinguino n’assurera pas l’émission de ce soir, 13 juillet 2014. En effet, comme bons hispaniques que nous sommes nous allons supportés nos cousins argentins pour la finale de la Coupe du Monde.

L’ensemble de l’équipe voulait également profiter du week-end allongé du 14 juillet.

N’hésitez pas à écouter les 93.1 d’Aligre FM toute la semaine ou sur www.aligrefm.org

Nous vous souhaitons une bonne fin de dimanche et pour nos amis argentins: Vamos Argentina!!!

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Un groupe qui se révolte, ça fait du bien: Desastre!!!

El Pinguino aime les gens qui prennent position et qui aiment le chanter. Ces dernières semaines, on vous a déjà parlé de ce groupe: Desastre.

Ce groupe de rock madrilène est actuellement en studio pour le mixage d’un album en direct. Néanmoins, on ne peut résister à vous laisser le dernier clip « Tambores de guerra » pour vous donner envie de télécharger légalement et gratuitement leur dernier album « Soltando lastre » sur leur site internet: http://www.desastre.com.es 

Pour information, lors de la dernière année Desastre représente: 5.000 téléchargements légalement, 1.300 albums physiques vendus, 50 concerts et 5 clips.

 

A découvrir: le dernier clip du groupe Puerta 104

Dernièrement dans El Pinguino, nous vous avons fait découvrir un groupe rock de Barcelone avec un son qui a bien plu à toute l’équipe.

Nous vous proposons de découvrir le dernier clip « Las musas », extrait de leur dernier album « Mi unico enemigo ». Nous tenions à leur rendre hommage car ils fêtent leurs dix années de carrière ce mois-ci.

Pour en savoir plus sur ce groupe particulièrement talentueux, n’hésitez pas à visiter leur site: http://www.puerta104.com/

 

« Les veuves du jeudi » de Claudia PIÑEIRO

Titre: VO: Las viudas de los jueves

VF: Les veuves du jeudi

Auteur : Claudia PIÑEIRO

Claudia Piñeiro est née en 1960 à Burzaco dans la province de Buenos Aires en Argentine. Mère de trois enfants, elle est romancière, dramaturge et auteur de scénarios pour la télévision. Avant de se consacrer à la littérature, elle a été comptable, profession qu’elle a exercé pendant plus de dix années. portada-viudas-jueves_grande

Son premier roman publié était un roman pour la jeunesse intitulé « Un ladron entre nosotros ». La même année, en 2004, elle débute également avec une œuvre théâtrale « Cuanto vale una heladera » qui a reçu le prix de la maison d’éditions Norma en Colombie l’année suivante. Mais le premier roman écrit par Claudia Piñeiro était « El secreto de las rubias » qui n’a jamais été publié malgré être resté finaliste du fameux prix Sonrisa Vertical en 1991. En 2005, sa carrière littéraire décolle avec « Les veuves du jeudi » qui obtiendra le prix Clarin de roman. Ce roman traduit en plusieurs langues dont le français sera d’ailleurs adapté au cinéma quatre ans plus tard par Marcelo Pyñeiro. Par la suite, elle publiera « Tuya » qui sera également adapté au cinéma et en 2011 elle publie “Bétibu” qui sera également adapté au cinéma en 2014 par Miguel Cohan.

Actuellement, elle continue sa carrière littéraire et écrit une colonne intitulé « Los jueves de Claudia Piñeiro » dans le supplément littéraire Télam.

Bibliographie :

Editions:

VF: “Les veuves du jeudi” de Claudia PIÑEIRO

Editions Actes Sud collection Babel

VO: « Las viudas de los jueves» de Claudia PIÑEIRO

Ediciones AlFAGUARA (256 pages)

Vous pourrez  le commander en version originale chez nos amis de la Librairie Hispa (Prix : 18,55€) en cliquant tout simplement sur le lien suivant :

http://www.librairie-hispa.com/catalog/product_info.php?products_id=2801

Commentaires :

« Les veuves du jeudi » est plus qu’un roman, c’est une sorte de chronique sociale de la bourgeoisie argentine de la fin des années 90 lorsque la crise économique frappe de plein fouet. Dans la banlieue de Buenos Aires, derrière les barrières et les agents de sécurité, se cache  une petite colonie bourgeoise d’argentins appelé « Altos de la Cascada ». Sorte de Wisteria Lane à la sauce argentine mais en plus chic, on va bien évidemment retrouver des familles qui vivent en vase clos comme dans Desperate Housewives. Les femmes seront bien évidemment celles qui mènent la danse pendant que leurs maris s’occupent de ramener l’argent à la maison, sauf pour Mavi. Mavi est le personnage central, celle qui vend aux familles les maisons qu’elles vont occuper pour profiter de ce paradis argentin.

A première vue, tous les argentins doivent envier ces familles qui vivent dans un écrin de verdure où tout est contrôlé et millimétré contrairement à la capitale grouillante et dangereuse qui n’est qu’à quelques kilomètres. Et bien évidemment comme dans la série américaine, les femmes sont au centre de ce roman, elles, ce sont les veuves du jeudi. Surnommées ainsi car elles se retrouvent seules les jeudis lorsque leurs maris les délaissent pour jouer aux cartes et boire. Chaque personnage viendra compléter une galerie de personnages où le personnage principal ne sera que le lieu qui les réunit. Là où tout le monde voit un havre  de paix idéal où les règles et l’argent font régner la tranquillité voulue, Claudia Piñeiro va nous montrer  que chacun n’est en fait qu’un argentin banal où chaque grain de sable caché va contribuer à saboter l’idéal vers une issue funeste inévitable.

Pendant que les barrières tentent de protéger ces riches des quartiers pauvres qui entourent la Cascada, Gustavo frappe sa femme, Tano perd son travail et n’en parle pas à sa femme, Juani fume des joints et essaye de montrer la vraie vie à l’adoptée Ramona, Ronie cherche à faire des affaires sans y croire pendant que sa femme gère la famille… A chaque personnage son histoire, à chaque vie son point noir. Claudia Piñeiro nous livre une satire de cette société argentine de la fin des années 90 qui ne voit pas sa propre hypocrisie et son côté ostentatoire. Véritable drame sociologique bien mené, il est dommage que certains angles soient oubliés.

Pour ma part, le récit est très bien mené, mais le choix de dévoiler la fin dès le début impose au lecteur un peu de frustration : à chaque page, on se demande comment l’auteur va parvenir à retomber sur ses pates notamment au fur et à mesure que l’on s’approche de la fin du livre. C’est le seul aspect négatif de ce roman qui est une véritable pépite de la littérature argentine contemporaine. Mis à part cela,  il s’agit d’un roman et surtout d’un écrivain à découvrir absolument…

Roberto.

Pas d’émission El Pinguino ce soir…

Comme toute l’équipe vous l’avait annoncé la semaine dernière, pas d’émission El Pinguino ce soir sur les 93.1 d’Aligre FM.

Toute l’équipe profite du week end prolongé pour se rafraîchir au niveau de leur banquise et pour pouvoir fêter la victoire de notre compatriote Rafael Nadal…

Nous serons de retour dès dimanche prochain…

Bonne semaine à tous!!! Et viva Rafa!!!!NADAL-MONTECARLO-190413

 

« La maison des chagrins » de Victor DEL ARBOL

Titre: VO: Respirar por la herida

VF: La maison des chagrins

Auteur : Victor DEL ARBOL respirar-herida-

Victor Del Arbol est né en 1968 à Barcelone. Après avoir suivi des études supérieures d’Histoire à l’Université de Barcelone, il a travaillé dans les services de police de la Generalitat catalane. Il en a été fonctionnaire entre 1992 et 2012. Il a également été animateur et collaborateur de l’émission de radio de réalité sociale « Catalunya sense barrees » sur Radio Estel.

En tant qu’écrivain, il a été finaliste du VIIIème Prix Fernando Lara en 2008 avec son roman « El abismo de los sueños » qui n’a jamais été publié. En 2006, il remporte le Prix Tiflos de roman avec son premier roman publié « El peso de los muertos ». En 2011, sa carrière littéraire prend un nouveau tournant avec la publication de « La tristeza del samurai » qui est un succès national et international. Son roman sera traduit en une douzaine de langues y deviendra même un best seller en France ; en plus du succès en ventes, il obtient la reconnaissance de la critique et de nombreux prix littéraires. Entre autres, le roman obtiendra le Prix du polar Européen 2012 décerné par Le Point lors du festival de roman policier de Lyon. En avril 2013, il obtiendra le fameux Prix Quercy Noir en juin 2013 et le prix Tormo Negro.

En 2013, il publie « Respirar por las heridas » qui est immédiatement traduit en français et publié chez Actes Sud sous le titre « La maison des chagrins ». En 2014, il publie son dernier roman « Un million de gotas ».

Vous pouvez obtenir bien plus d’informations sur le site de l’auteur :

http://www.victordelarbol.com

Editions:

VF: “La maison des chagrins” de Victor DEL ARBOL

Editions Actes Sud

VO: « Respirar por la herida» de Víctor DEL ARBOL

Ediciones Alrevés (522 pages)

Vous pourrez  le commander en version originale chez nos amis de la Librairie Hispa en cliquant tout simplement sur le lien suivant :

http://www.librairie-hispa.com

Commentaires :

La littérature de Victor del Arbol pourrait se résumer ainsi : lire un récit de Victor Del Arbol c’est comme faire un puzzle sans connaitre l’image que l’on doit visualiser à la fin ; à chaque pièce, n tente de comprendre où ça va, où ça ne va pas mais au final on est toujours aussi heureux de découvrir quel secret ou quelle énigme nous est dévoilée lorsqu’on atteint le résultat. Victor del Arbol a le talent de celui qui sait construire un récit et qui sait le mener en vous faisant croire que les dés du hasard sont bien plus pipés que ce que l’on croirait… maison-chagrins-1401061-616x0

S’il avait déjà impressionné les lecteurs français notamment avec « La Tristesse du samouraï », Victor del Arbol parvient à nous convaincre que c’est un talentueux romancier. Il sait nous épater et nous déstabiliser toujours avec un récit mêlant intrigue et thriller. Cette fois-ci c’est à travers une galerie de personnages tous plus perturbés les uns que les autres qu’il arrive à nous dévoiler son intrigue.

Eduardo est un peintre tourmenté, on pourrait croire que c’est un classique pour un artiste, mais lui l’est vraiment. Pour lui, depuis des années, la vie n’a plus vraiment de sens. Plus depuis qu’au retour de vacances au volant de sa voiture il est à l’origine de cet accident qui a coûté la vie à son épouse et à sa fille. Seul rescapé de cet accident qui lui a tout fait perdre, il erre dans la vie en survivant grâce aux offres que lui trouve son agent, Olga. Cherchant une rédemption qu’il ne parvient pas à trouver, c’est Gloria Tagger qui va lui faire une offre qui peut donner une nouveau sens à sa vie. Gloria Tagger est une fameuse violoncelliste qui a perdu son fils dans un accident de voiture également. Elle souhaite qu’Eduardo fasse le portrait d’Arthur, un jeune entrepreneur au passé douteux, qui n’est autre que celui qui a tué son fils. A travers ce portrait chacun d’entre eux cherche une réponse à leur vie, une sorte de rédemption, mais parviendront-ils à trouver ce qu’ils cherchent ? Au fur et à mesure qu’Eduardo créé le portrait d’Arthur, il se rapproche de lui et commence à découvrir son passé. Petit à petit, les portraits de chaque personnage commence à apparaitre laissant apparaitre toutes les blessures de chacun, mais également tous leurs secrets nous dévoilant que le chagrin de chacun dévoile en vérité une peur, une douleur ou un sentiment de culpabilité.

A travers un récit mené de main de maître, Victor del Arbol nous dévoile une histoire qui cache les limites de chacun des personnages mais aussi un thriller psychologique redoutable qui vous maintient en haleine jusqu’au bout. Le casse-tête de Victor del Arbol est d’une précision telle que l’on ne parvient jamais  savoir où il va nous emmener jusqu’à ce qu’il le décide lui au détour d’une page. S’il est vrai que chaque page respire une douleur, chaque personnage est une énigme qui cache un passé qui peut vous dévoiler non pas la fin du récit mais juste un premier maillon d’une chaîne d’interrogations très bien calibrées. Rien à dire si ce n’est que je vous invite à vous jeter dans le piège tendu car vous ne le regretterez pas sauf si vous n’aimer que lire des romans à l’eau de rose…

Roberto.