« Las cuatro torres » de Leandro PEREZ

Titre : VO : Las cuatro torres.

Auteur : Leandro PEREZ lascuatrotorres-web

Leandro Perez est né en 1972 à Burgos. Il y a encore peu de temps il gardait ses livres dans un tiroir. Ecrivain et journaliste en plus d’autres choses, il a travaillé à Madrid au quotidien « El Mundo ». Il est également l’un des créateurs de trestristestigres.com , société qui réalise divers projets sur internet notamment dans les domaines du journalisme et de la culture. Au-delà des blogs, articles et dossiers, Leandro Perez a écrit une paire de récits qu’il ne publiera jamais ainsi que certains premiers chapitres qu’il poursuivra peut être un jour. Dans certains de ces chapitres, on peut retrouver Juan Torca, personnage principal de son premier roman, « Las cuatro torres » dont Arturo Perez Reverte a  dit que c’était « un roman noir, footballistique et sentimentale ; et en plus, très bien écrite ».

Pour en savoir plus sur cet auteur, je vous recommande son site internet :

http://leandro-perez.com

 

VO : «Las cuatro torres» de Leandro PEREZ

Ediciones Planeta (347 páginas) Precio: 19,50€

Vous pouvez le commander chez nos amis de la Librairie Hispa en cliquant tout simplement sur le lien suivant :

http://www.librairie-hispa.com

 

Commentaires:

Comme vous le savez tous, je suis fan du Real Madrid. Comment résister à la lecture d’un roman qui puise l’essentiel de son récit dans les coulisses de la Casa Blanca en plein automne 2011 alors que Mourinho dirige le Real et une taupe renseigne les journalistes sur ce qui se passe dans el vestiaire…  Bien évidemment la tentation était plus forte et je n’ai pu résister à plonger dans ce premier roman de Leandro Perez.

Si les coulisses du Real Madrid forment la toile de fond du roman, ce qui marque le récit c’est ce personnage étrange qu’est Juan Torca. Il se cherche, il cherche un but à sa vie. Cet homme au passé trouble recherche un but à sa vie et à aller de l’avant oubliant le passé qui le poursuit. Qu’est-il vraiment, mercenaire surpayé ? Détective d’occasion ? Pour les membres de l’hôtel de la Gran Via où il réside il est un client attachant et un peu particulier qui partage sa vie entre ballades madrilènes et jogging. Le calme de sa vie va voler en éclat quand un ancien camarade ou « compadre », Javier Marsé, viendra le chercher pour un travail un peu spécial. Il devra découvrir qui est la taupe du vestiaire du Real en suivant le journaliste, Ramon Ribeyro.  Il devra éviter les pièges des coulisses du plus grand club du monde où chacun joue double jeu et cherche à conquérir le pouvoir de l’autre.

Ce premier roman de Leandro Perez possède un rythme assez intense qui est marquée par la vie de son personnage principal. S’il pêche sur certains points notamment sur certains détails qui dévoilent un peu trop la trame, il est vrai que le personnage de Torca est bien défini et donne beaucoup de jeu à ce jeune écrivain pour espérer de nouvelles aventures. Amateurs du Real, vous apprendrez beaucoup des coulisses du club car même s’il s’agit d’un thriller, il ne faut pas oublier que certains aspects sont vrais… Si le récit est entrainant, il est vrai que certains aspects sont preuves qu’il s’agit d’un premier roman. Prometteur et à découvrir, je suis certain que cet auteur va récidiver et offrir de belles aventures à Juan Torca…

Roberto.

« Barrio cero » de Javier REVERTE

Titre : VO: Barrio cero.

Auteur : Javier REVERTE

Javier REVERTE est né à Madrid en 1944. Il se définit lui-même comme écrivain, voyageur et journaliste espagnol. Il est le frère de l’écrivain et aussi journaliste Jorge Martinez Reverte ainsi que le fils du journaliste Jesus Martinez Tessier. 1277285017_extras_ladillos_1_0

Il a étudié la philosophie et le journalisme. Il a exercé comme journaliste durant plus de trente ans en étant notamment correspondant à Londres entre 1971 et 1973, à Paris entre 1973 et 1977 et Lisbonne en 1978, mais aussi en tant qu’envoyé spécial dans différents pays. Son séjour parisien l’incitera à écrire une biographie sur le président Giscard d’Estaing. Outre son travail de journaliste, il a également exercé comme pisgiste, chroniquer politique, intervieweur, éditorialiste ou rédacteur en chef. Il a également été reporter pour le progremme « En portada » de TVE et comme subdirecteur du quotidien aujourd’hui disparu « Pueblo ».

Attiré depuis toujours par la création littéraire, il a utilisé sa passion et son evie en tant que scénariste pour la radio et la télévision, et a également écrit des romans, des recueils de poèmes et surtout des livres de voyages dont il est très fier.

Bibliographie:

Editions:

VO: « Barrio cero» de Javier REVERTE

Ediciones Planeta (270 páginas)

Vous pourrez  le commander en version originale pour 21,50 euros chez nos amis de la Librairie Hispa  en cliquant tout simplement sur le lien suivant :

http://www.librairie-hispa.com/catalog/product_info.php?products_id=2887

Commentaires :

Le roman « Barrio cero » est bien plus qu’un simple roman qui a obtenu le Prix Fernando Lara en 2010, c’est une véritable critique sociale espagnole que certains politiques devraient lire pour avoir un aperçu de la réalité. « Barrio cero » est l’histoire de cette femme, de cette mère qu’est Paquita Romero. Femme forte qui n’a cessé de recevoir les coups durs de la vie tant au sens concret qu’au sens abstrait. Cette femme qui n’a eu qu’une enfance marquée par la pauvreté de sa famille et les coups de son père va se marier avec un macho agressif et alcoolique. La vie qu’elle rêvait plus idyllique va l’emmener à s’installer dans un quartier de banlieue qui lui aussi va se dégrader au fil de la vie de Paquita.

L’alcool, la passivité de son mari bon à rien et les coups qu’elle reçoit ne parviennent pas à vaincre l’envie de vivre de Paquita. Elle élèvera son fils comme elle peut en faisant des ménages à l’autre bout de la ville organisant sa vie comme elle peut. Sa seule fierté sera son fils qu’elle pourra élever au calme après le décès accidentel de son mari mais la drogue va venir lui voler son seul bonheur. Voulant sauver son fils, voulant sauver son quartier, elle va commettre l’irréparable et tuer le dealeur qui fournit la mort à son fils et qui terrorise l’ensemble du quartier.

Mère courage, femme hors du commun, elle va devenir sans le vouloir un symbole du renouveau, le symbole du combat et du courage. Sorte d’héroïne moderne, elle est adulée par tous et devient celle qui a libérée son quartier, celle qui a débarrassé la société d’un fléau même si pour cela elle a dû tuer. De femme battue dans un quartier marginal, elle devient star des médias réclamée par la presse, les personnalités politiques et autres courants qui surfent sur la notoriété de celle que l’on appelle « Mama Romero ». Pourtant elle devra assumer un procès, le procès de sa vie portant sur le meurtre d’un homme.

La critique acide mais très lucide de Javier Reverte rendent encore plus forte cette histoire qui n’est qu’un fait divers, mais qui résume cruellement comment notre vie n’est qu’un cirque médiatique où on s’intéresse temporairement à des symboles. Voilà un récit qui amène à la réflexion et qui est magnifiquement écrit. Dommage que ce roman soit passé aussi inaperçu…

Roberto.

Silvia Perez Cruz, Ocho y Media et Plaza Francia >> C’est l’agenda !

CONCERTS

rodrigo_y_gabriela_zenith_de_paris_26_novembre_2014_afficheRODRIGO Y GABRIELA

Le 26 novembre 2014 à 20h00

LE ZENITH DE PARIS PARIS 19

Musique folk instrumentale inspirée de flamenco. Evénement à ne pas rater !!!

Tarif : 42 euros

 

 

SILVIA PEREZ CRUZ

Le 29 novembre 2014 à 17h00

THEATRE DES ABBESSES PARIS 18

La chanteuse catalane viendra se produire pour la deuxième fois à Paris avec des titres de son deuxième album, entre autres, sorti il y a peu en Espagne Granada. Une voix suave et une musique toute en douceur…

Tarif : entre 14 et 19 euros

 

OCHO Y MEDIA8060_event_mini

Le 29 novembre 2014 à 19h30

LA FLECHE D’OR PARIS 20

Le groupe de salsa ponctuelle vient nous réchauffer les oreilles avec son troisième album El Elefante.

Tarif : 14 euros

 

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Le 1er décembre 2014 à 20h00

LA CIGALE PARIS 18

C’est la rencontre entre Catherine Ringer (ancienne meneuse des Rita Mitsuko) et deux membres du Gotan Project, le groupe de tango électro et ça cartonne. Leur premier album A new tango song book envoie du lourd. A voir !

Tarif : 36.30 euros

 

 

THEATRE

FESTIVAL DON QUIJOTEaffiche2014

Jusqu’au 20 décembre 2014

CAFE DE LA DANSE (PARIS) / ESPACE BEAUJON (PARIS) / THEATRE 13 (PARIS) /CENTRO CRISTINO GARCIA (LA PLAINE SAINT DENIS 93)

Le Festival Don Quijote revient pour sa 2ème édition!! Cette année la thématique du festival sera tournée vers les auteurs hispaniques avec des pièces sublimes comme Fuenteovejuna, Clasicos comicos, entremeses de burla, Retrato de un joven capitalista espanol et nous ferons également un petit détour par le Portugal mais aussi par de la danse et du théâtre de marionnettes.

Tarif : entre 6 et 25 euros

Rodrigo y Gabriela et le Festival Don Quijote >> C’est l’agenda !

CONCERTS

RAUL PAZ

Le 21 novembre 2014 à 20h00

LE TRIANON PARIS 18

Musique cubaine

Tarif : 35 euros

 

RODRIGO Y GABRIELArodrigo_y_gabriela_zenith_de_paris_26_novembre_2014_affiche

Le 26 novembre 2014 à 20h00

LE ZENITH DE PARIS PARIS 19

Musique folk instrumentale inspirée de flamenco. Evénement à ne pas rater !!!

Tarif : 42 euros

 

THEATRE

LA IMAGIONACION DEL FUTURO

Le 22 novembre 2014 à 21h00

THEATRE JEAN VILAR VITRY SUR SEINE 94

La troupe chilienne La Re-sentida joue une pièce sur le dernier jour de Salvador Allendé.  Le 11 septembre 1973, il prononce son dernier discours public et refuse de fuir devant Pinochet et se donne la mort quelques heures plus tard. La troupe chilienne réinvente ce dernier jour et se demande ce qu’il se serait passé s’il en avait été autrement.

Tarif : entre 7.50 et 12.50 euros

 

affiche2014FESTIVAL DON QUIJOTE

Du 22 novembre 2014 jusqu’au 20 décembre 2014

CAFE DE LA DANSE (PARIS) / ESPACE BEAUJON (PARIS) / THEATRE 13 (PARIS) /CENTRO CRISTINO GARCIA (LA PLAINE SAINT DENIS 93)

Le Festival Don Quijote revient !! Et ça commence le 22 novembre en musique avec le concert de jazz-fusion de Carmen Paris au Café de la Danse. Cette année la thématique du festival sera tournée vers les auteurs hispaniques avec des pièces sublimes comme Fuenteovejuna, Clasicos comicos, entremeses de burla, Retrato de un joven capitalista espanol et nous ferons également un petit détour par le Portugal mais aussi par de la danse et du théâtre de marionnettes.

Tarif : entre 6 et 25 euros

« La cena secreta » de Javier SIERRA

Titre : VO: La Cena secreta

VF: La Cène secrête.lacenasecreta

Auteur : Javier SIERRA

Javier SIERRA est né en août 1971 à Teruel et est un des auteurs espagnols contemporains les plus en vogue du panorama littéraire. En effet, il est parvenu à plusieurs reprises à faire rentrer ses romans dans le top dix américain des livres les plus vendus et son roman, La Cena Secreta, a été publié dans pas moins que 43 pays. Journaliste, il a toujours été fasciné par le monde de la communication et dès l’âge de douze ans il dirigeait déjà sa propre émission radio dans « Radio Heraldo ». A seize ans, il collabore déjà dans plusieurs médias de presse écrite de façon régulière et à dix huit ans, il est l’un des fondateurs de la revue « Año Cero ». Du fait de sa vocation précoce, il étudie les Sciences de l’Information à l’Université Complutense de Madrid, ville où il réside toujours dans l’actualité. A l’âge de vingt-sept ans, il accèdera à la direction du mensuel « Mas Alla de la Ciencia ».

En 1998, il publie son premier roman « La dama Azul », en décrivant de façon détaillée les processus de transe de la religieuse de Soria Sœur Maria Jésus de Agreda et c’est à partir de ce roman qu’il trouve son style mêlant paranormal et énigmes historiques. Avec ce premier succès suivront plusieurs autres romans toujours ayant un objet d’enquête historique avec des effets paranormaux jusqu’à aboutir à son plus grand succès : « La Cena secreta » qui arrivera en finale du Prix du roman Ville de Torrevieja.

Malgré ses nombreux voyages, il collabore énormément avec les médias et entre 2000 et 2004 il a même été un collaborateur habituel de show « Cronicas Marcianas » de Telecinco. Il a également participé à des émissions radio tels que Milenio 3 sur Cadena SER  ou « Herrera en la Onda » ou « La Rosa de los vientos » sur Onda Cero. Il a également dirigé et présenté des documentaires pour la télévision tels que « El otro lado de la realidad » sur Telemadrid en 2004 ou la série de documentaires « El Arca secreta » sur Antena 3 en 2007. En 2011, il publie « El Angel perdido » nous emmenant à la recherche du mythe de l’Arche de Noé. Dans els deux dernières années, il publie avec succès égalemment « El maestro del Prado » en 2013 et en 2014 « La Piramide inmortal »

Pour en savoir plus sur lui et son œuvre, je vous invite à visiter son site :

www.javiersierra.com

Bibliographie:

- Roswell, secreto de Estado.

- La España extraña.

- La Dama Azul.

- Las Puertas templarias.

- En Busca de la Edad de Oro.

- El Secreto egipcio de Napoléon.

- La Cena secreta.

- La Ruta prohibida.

- El Ángel perdido.

- El Maestro del Prado.

- La Pirámide Inmortal.

Editions:

VO: « La Cena secreta» de Javier SIERRA

Ediciones Booket  (420 páginas)

VF : « La Cène secrête » de Javier SIERRA

Editions Pocket

Vous pourrez  le commander en version originale pour 10,90 euros chez nos amis de la Librairie Hispa  en cliquant tout simplement sur le lien suivant :

http://www.librairie-hispa.com/catalog/product_info.php?products_id=3408

Commentaires :

S’il y a un livre qui a fait couler beaucoup d’encre c’est le Da Vinci Code. A en croire que Dan Brown et sa maison d’éditions ont réussi leur communication mieux que d’autres avec un livre sans véritable âme. S’il y a un effet bénéfique que ce pseudo roman historico-ésotérique a provoqué, c’est sûrement celui de faire naître un style. Bon gré, mal gré, le Da Vinci code reste une référence pour les lecteurs occasionnels et à chaque rencontre ou dîner souvent on me demande de citer un livre avec les mêmes enjeux qui pourrait ravir les souvenirs de cette œuvre éphémère si décriée.

« La cena secreta » sera mon conseil pour les amateurs de romans historico-ésotériques. Ils y trouveront tous les ingrédients et pourront même avoir le privilège de côtoyer le mystérieux Leonardo da Vinci. En janvier de l’an 1497, le moine Agustín Leyre, expert en interprétations de messages chiffrés, est envoyé à Milan où Leonardo tente de donner les derniers coups de pinceaux à son œuvre la plus fondamentale. Agustin Leyre est sur les traces de lettres anonymes envoyées à la cour papale d’Alexandre VI où l’on dénonce que Leonardo a peint bien plus que les douze apôtres. A la recherche d’un informateur anonyme mais très bien renseigné, Agustin Leyre va découvrir que l’œuvre du peintre cache bien plus de choses que l’on semble voir à première vue…

Tous les critères sont réunis pour passer un bon moment, le moment littéraire en moins. Passionnant et vraiment déconcertant par certains aspects, voilà un roman qui ravivera certains souvenirs à certains et qui sera déconseillé à d’autres qui ont dû subir le Da Vinci code sous toutes ses formes !!! Javier Sierra parvient néanmoins comme toujours à en faire un roman trépidant où l’intrigue se déroule avec une certaine rapidité sans jamais lasser et en nous intéressant à l’histoire sans s’en rendre compte. Amateurs du genre ceci est pour vous, pour les autres c’est inutile d’employer un jeu de mots subtil pour vous dire que le Saint Graal n’y est pas caché…

 

Roberto.

Amparo Sanchez à la Boule Noire et le mois de la photo au 104 et à la MAL >> Agenda du 2 novembre 2014

CONCERTS

AMPARO SANCHEZiris6577512190943388871

Le 6 novembre 2014 à 19h30

LA BOULE NOIRE PARIS 18

Folk espagnol. A ne pas rater !!

Tarif : 18 euros

 

 

WILLAN FARINANGO Yaffiche_77914.thumb1200n0.1413049691

DANIEL MANCERO

Le 8 novembre 2014 à 20h00

MAISON des MAI PARIS 10

Musique équatorienne

Tarif : 11 euros

 

EXPOSITION

CARLOS CRUZ-DIEZ EN NOIR ET BLANC

Du 5 novembre 2014 au 31 janvier 2015

MAISON DE L’AMERIQUE LATINE PARIS 7

C’est le mois de la photo et à cette occasion, la Maison de l’Amérique Latine expose l’œuvre photographique de l’artiste cinétique franco-vénézuélien Carlos Cruiz-Diez. « Environ soixante-dix photographies invitent le public à voyager entre 1947 et 1975, des barrios de Caracas à Paris, en passant par El Masnou (Barcelone), ou New York ». Un travail photographique qui influencera sa peinture.

Tarif : entrée libre

 

AITOR ORITZ – INTROMISIONES

Du 5 novembre 2014 au 4 janvier 2015

LE 104 PARIS 19

« Aitor Ortiz utilise la photographie comme un outil de documentation, d’analyse, d’exploration et de transformation de l’espace architectural. L’artiste espagnol interroge ce que nous voyons et comment nous le voyons jusqu’au point de séparer le support (l’objet) de l’image qu’il projette. Intromisiones est un projet d’exposition en quête d’une interprétation croisée, de contacts et d’emprunts entre œuvres d’époques diverses, appartenant à des séries et étapes différentes et, surtout, à des réflexions distinctes sur la représentation, qui composent, au fil du temps, le singulier travail d’Aitor Ortiz. » Le 104

Tarif : entrée libre

 

THEATRE

LA CASA DE BERNARDA ALBAla maison de bernarda alba  site

Jusqu’au 25 novembre 2014

THEATRE DE MENILMONTANT PARIS 20

La compagnie La Traverse joue la dernière pièce de Frederico Garcia Lorca. Espagne dans les années 30, une mère tyrannique impose 8 années d’enfermement et de deuil à ses cinq filles suite au décès de son mari. La pièce qui se déroule à huis clos se heurte à des thèmes comme la frustration, la violence, l’enfermement, le désir de liberté et révèle une tension dramatique qui renvoie au climat de l’époque…

Tarif : entre 10.50 et 21 euros

Vetusta Morla : « Paris est une ville très particulière pour nous »

INTERVIEW – Vetusta Morla était en concert ce vendredi 10 octobre à Paris au Cabaret sauvage. Avant d’enflammer la jolie -et presque pleine- salle parisienne, le groupe a accordé un entretien à El Pinguino. Les membres du groupe d’indie rock se montrent ravis de présenter leur musique devant un public en France et espèrent revenir. Le marché international est un vrai défi pour un groupe hispanophone, témoignent-ils, ce qui n’altère pas leur enthousiasme. Ce qu’on a pu voir sur scène.

Guillermo Galván et Juanma Latorre ont répondu à nos questions.

EL PINGUINO. – Vous jouez à Paris, en dehors des frontières de l’Espagne, c’est une date comme une autre ? 

VETUSTA MORLA. – C’est une ville très particulière pour jouer pour un groupe comme le notre. D’abord parce que notre album n’est pas encore distribué ici. Donc c ’est une sorte d’invasion en plan commando pour voir si on arrive à avoir un bon feeling avec le public français et bien évidemment avec le public espagnol qui est ici pour des raisons professionnelles ou parce qu’ils sont étudiants. C’est la première fois que nous venons ici et, pour nous, lors des premières fois, nous sommes toujours très émus et ce sont des moments très importants. En plus, Paris ce n’est pas une ville pas comme les autres. Elle est à part à cause de la référence culturelle qu’elle implique notamment en Europe. C’est pour ça que le concert est spécial et cette nuit-là ne sera pas une nuit comme les autres pour nous.

- Et vous écoutez de la musique française ? 

- Je n’écoute pas beaucoup de musique française, mais tout de même certaines choses. J’aime beaucoup actuellement Camille, Benjamin Biolay ou Dominique A. La musique française n’arrive pas vraiment en Espagne malheureusement. Bien sûr, il y a des groupes comme Daft Punk, Rhinocerose ou Phoenix qui arrivent dans les bacs en Espagne, mais ce sont des groupes pas spécifiquement français car ils n’incluent pas le français dans le texte ou à leur musique contrairement à ceux que j’ai cité.

- Vous allez jouer à l’extérieur, loin de votre public, avec une assistance qui n’est pas censée connaître ni l’album, ni votre langue, ça en fait une date à part ? 

- Non, je ne pense pas. Pour deux raisons : la première c’est que depuis le départ on a joué dans des salles si différentes que ça n’est pas un nouveau format. C’est pareil pour nous de jouer dans une petite ou une grande salle. On s’habitue mal mais bon 600 ou 800 personnes c’est déjà très très bien et c’est pas une petite salle. En tournée ce qui est sympa c’est de pouvoir faire tous les formats que ce soit de la petite salle intimiste comme à Paris ou au stade en plein festival. Quant à la langue, c’est un double défi. On espère que les Français viendront pour découvrir notre musique même s’il leur manquera un peu le feeling avec la langue espagnole. Mais nous sommes dans un moment où venir jouer ailleurs en Europe, c’est bien plus que juste jouer au niveau international, c’est surtout de jouer là où sont partis les Espagnols. C’est pour ça que demain (date du concert, ndlr) on pense qu’il y aura un grand pourcentage d’Espagnols. J’espère qu’il y aura aussi beaucoup de Français, mais bon vu le contexte européen actuel on vient plus soutenir les Espagnols qui sont en dehors de leurs pays et essayer de leur donner un peu de sourire.

- On dit que vous êtes un groupe de direct, c’est le meilleur moyen de vivre la musique ?

- Pas nécessairement ! Nous, on a grandi sur scène car on s’est développés musicalement à une époque où c’était difficile d’enregistrer et où ça coutait beaucoup d’argent. Aujourd’hui c’est différent, même nous on enregistre lors des répétitions avec un équipement basique et quelques connaissances sur des programmes informatiques. Avant c’était bien plus compliqué et du coup ce que tu faisais c’était jouer, jouer en direct. Nous on a l’habitude de ça. D’ailleurs on a dû passer par l’étape d’apprendre à utiliser le studio comme un outil créatif. Je crois qu’aujourd’hui on y est arrivé et on est parvenus à en extraire tout le côté positif. Enregistrer c’est pour nous aujourd’hui un procédé créatif en soi, au-delà du direct. Jouer sur scène c’est cependant un truc à part, invraisemblable, ça créé un moment privilégié. Ca provoque un moment d’extase totale. Tu ne veux pas être à un autre moment, tu veux être à ce moment là de la ligne temporelle et de l’espace en sentant tout ce que tu ressens avec les gens qui sont face à toi. Dans un enregistrement, cette sensation tu ne peux pas la transmettre même si on a essayé d’enregistrer des directs ou des captations DVD. Cette sensation ne peut pas se transmettre, se mettre en bouteille. C’est autre chose, c’est aussi créatif, c’est une œuvre d’art mais ça opère avec un langage différent. Chaque chose à son côté à part. Chaque chose à son point fort mais le direct à cette magie qui est que le direct tu ne peux pas le reproduire.

- Depuis 2008 et le premier album, le groupe a beaucoup grandi. Ça change tout de faire des tournées dans une camionnette à devenir ce qu’on appelle souvent l’un des groupes les plus influents de la scène pop-rock espagnole ? 

- Oui et non. Le changement c’est la pression que tu as d’un point de vue artistique. Bien évidemment, quand tu sors ton premier album, tu as juste peur que ce que tu as envie ne sorte pas ou ne se ressente pas, mais la pression extérieure n’existe pas. Nous, on sait qu’il y a une attente extérieure, et surtout ces attentes on se les a nous même fait au moment de commencer à travailler sur un nouveau projet. Cette pression on se l’est fait car on a fait des beaux projets, du coup ça nous a obligé à nous mettre au point mort et à  réfléchir. Ca été le cas avec « La Deriva », où on a réfléchi à où nous voulons aller tant au niveau musical, au niveau des textes ou même en tant que groupe. Toutes ces questions sont une source de réflexion et de pression. Mais tout comme il y a une pression vitale de savoir ce que tu vas faire dans ta vie, il y a une pression de comment tu vas élaborer ce que tu vas faire après. Il y a une pression saine de savoir ce que tu veux faire et comment tu vas faire pour reproduire ce que tu as en tête. Il y a une pression saine, mais la pression qui vient de l’extérieur ça serait complètement stupide d’être attaché à elle au point de tout gâcher.

- Dans votre premier album, vous parliez beaucoup de projets, de choses à venir, aujourd’hui on parle plus d’expériences … c’est le signe que le groupe a mûri ? 

- Il y a un peu de tout. « Un dia en el mundo » a été construit sur une très longue période et au moment de l’enregistrement il y a même eu des chansons où certains d’entre nous ne pouvaient plus se sentir identifiés avec elle. Car elles avaient été écrites depuis si longtemps que le temps avait passé. Quant à la responsabilité, ce que nous avons sentis à l’écriture c’est que le contexte invoquait que nous devions écrire sur elle de façon plus explicite qu’habituellement dans les chansons. Au moment d’écrire l’album, on a vu que plusieurs personnes qui nous entouraient étaient dans des situations compliquées. Nous-mêmes nous étions dans un procédé de dispersion du groupe où chacun participait à différents projets et en affrontant chacun des nouvelles étapes personnelles. Tout ce qui nous passait apparaissait comme quelque chose de frivole par rapport à ce contexte, à cette réalité. On avait besoin de faire quelque chose d’important. Ce qui se passait dans l’actualité était si important que soit on l’incluait dans les chansons, soit les chansons allaient rester vraiment trop insignifiantes à côté de cette réalité qui nous entourait.

- L’état de la culture en Espagne vous inquiète ? 

- Oui c’est un peu préoccupant à vrai dire. Nous on vient d’un secteur de la culture qui n’a jamais été très soutenu par les institutions. Un peu oui, mais pas grand-chose. En général, dans la musique contemporaine on a l’habitude de trouver des solutions par nous-mêmes via d’autres accords avec des marques ou d’autres soutiens. Les aides ne sont pas inexistantes, elles existent, mais elles restent résiduelles. Ce n’est pas comme le cinéma par exemple. Les projets sont si grands et avec un tel besoin économique que sans le soutien des institutions monter un projet est impossible. On voit ça avec une perspective différente du fait que l’on le voit avec l’habitude de ne pas dépendre de l’aide publique. Ce qu’on aimerait c’est que les institutions ne nous mettent pas des croches pieds. Car la dernièrement la montée de la TVA en Espagne à 21% a été la pire des choses pour nous. Ici, je sais que tout le monde a manifesté quand la TVA a monté d’un peu, mais là bas on est à 21% pour les biens culturels ! C’est une chose terrible pour tout projet. C’est dévastateur. Donc moi je dis une chose aux institutions espagnoles : ne nous aidez pas, ok, mais arrêtez de nous tacler. Je crois que ça vient d’un problème de statut qui est de ne pas considérer la musique contemporaine, comme le rock, le pop ou la musique électronique, comme de la culture mais comme du loisir. Du loisir nocturne. Ce qui fait que l’on interdit aussi l’accès des mineurs au concert, chose que je ne comprends pas. C’est une erreur selon moi. Ca nous laisse dans une situation vraiment complexe.

- Vous vous attaquez au marché international désormais, un défi compliqué pour un groupe qui chante en espagnol ? 

En principe on nous accueille mieux dans des pays de langue espagnole. Mais on aspire à trouver notre place dans les pays d’Europe qui ne parle pas espagnol. On commence bien évidemment toujours par la communauté espagnole car ce sont les gens les plus réceptifs à notre musique et parce que venir à un de nos concerts ça peut aussi être un acte pour le souvenir. De pouvoir se rappeler sa famille, ses amis, les personnes qui manquent car elles sont loin et elles ne peuvent pas les voir facilement. Espérons qu’à partir de là on pourra convaincre les gens d’autres nationalités de venir nous voir et s’intéresser à notre musique. Ca serait idéal. C’est très dur, très difficile notamment en Angleterre et en France car ce sont deux pays avec une musique bien à eux. Leur musique est vraiment à part, d’une grande qualité et très bien diffusée. Mais ça a marché dans d’autres occasions donc espérons qu’avec nous ça fonctionne également. Et en attendant, on en profitera pour vivre de nouvelles expériences et connaitre d’autres gens. Il y a dix ans tu nous aurais dit qu’on jouerait à Paris on t’aurait pas cru et là tu vois on est ici et demain on joue à Paris, c’est magnifique.

Propos recueillis par Ivan, Roberto et Céline.