Lucas Masciano, un artiste à découvrir…

Lucas Masciano est un auteur compositeur interprète argentin, né il y a 36 ans à Chivilcoy (près de Buenos Aires).

Très jeune, il commence à étudier la musique avant de décider d’en faire son métier à la fin des années 90.

Après 3 albums en Argentine et une reconnaissance au delà des frontières de son pays, en 2001, il débarque et s’installe à Barcelone.

Il joue d’abord dans la rue, le métro pendant environ un an jusqu’au jour où une rencontre avec David Otero (El canto del Loco) va lui permettre de signer son premier contrat et d’enregistrer des albums.

S’en suivent 4 albums en Espagne, de la promo, des tournées à travers le pays :

2004 – Al diablo con todo (album  qui voit la participation de David Otero sur un titre)

2006 – Patas arriba

2008 – Todo bien (enregistré sous le label de David Otero et Dani Martin, Manicomio records)

2011 – Siempre y cuando sobre todo (un album unplugged enregistré avec des invités à la Casa de América à Madrid)

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2014 – De Paris a Transilvania

Le 8ème album de Lucas Masciano est une sorte de retour aux sources, à l’essentiel après 2 années de pause dans sa carrière. L’idée même de l’album lui est venue lors d’un voyage en Inde un an auparavant.

Et en octobre dernier, après une série de concerts dans les rues de quelques villes espagnoles, il part en van avec 4 amis (Paco Zarate, Yuri She, Tito Marquez et Federico Russo) pour un voyage de 8 jours de Paris à la Transylvanie.

Dans chaque ville, au hasard des rencontres avec des musiciens de rue, de conservatoire, des passionnés, il enregistre une partie des morceaux de son futur album.

De cette aventure, il sera filmé un documentaire réalisé par Federico Russo. Environ une heure retraçant ces rencontres, ces moments de partage musical, ce voyage et les impressions de Lucas. Le documentaire a été présenté à la presse et au publique le 13 mars dernier à Barcelone dans le Théatre Latino.

Cet album c’est donc une autre manière de vivre la musique. Un album fait sans urgence, sans pression ou l’élément majeur reste  la Musique et seulement la Musique

On attend donc impatiemment la sortie de cet album et on peut déjà profiter du premier extrait de l’album « Alta Tension ». Mais on vous laisse la bande annonce pour vous donner envie…


Pour suivre Lucas Masciano sur les réseaux sociaux :

https://twitter.com/lucasmasciano

https://www.facebook.com/LucasMascianoOficial

https://www.youtube.com/user/LucasMascianoOficial

« La melancolia de los hombres pajaro » de Juan BOLEA

Titre : VO: La melancolía de los hombres pájaro.

Juan Bolea est né à Cadiz en 1959. Il a obtenu une maitrise en Géographie et une autre en Histoire. Depuis 20 ans, il se dédie exclusivement à l’écriture. Il a été conseiller culturel de la mairie de Saragosse, ville où il réside.

Actuellement, il est membre de l’Association Aragonaise des Auteurs, journaliste et chroniqueur dans le quotidien« Periódico de Aragón », où il publie sa propre rubrique “Sala de máquinas”. Ses œuvres publiées sont: “El palacio de los jardines oblicuos” (1981), “Mulata” (1992), “El color del Índico” (1996), “El manager” (2001), “El gobernador” (2003),   » Los Hermanos de la Costa » (2005) et “La mariposa de obsidiana” (2006). En 2009, il continue sa saga avec son personnage fétiche, la sous-inspectrice Martina de Santo, avec son roman : « Un asesino irresisitible » et il récidive en 2011 avec « La melancolia de los hombres pajaro » qui obtiendra le Premio abogados de novela.

Editions :

VO: « La melancolía de los hombres pajaro » de Juan BOLEA

Ediciones Booket   (320 páginas)

Vous pouvez  le commander en version originale chez nos amis de la Librairie Hispa (pour 9,91€) en cliquant sur le lien suivant:

http://www.librairie-hispa.com/catalog/product_info.php?products_id=3747

 

Commentaires :

Juan Bolea nous a habitués à nous transporter dans des lieux magiques en compagnie de son inspectrice fétiche, Martino de Santo. Avec « La Melancolia de los hombres pajaro », il frappe un grand coup car cette fois-ci une partie de l’intrigue va se dérouler sur l’Ile de Pâques, rien que ça. Au beau milieu des jolis paysages de cette île mystérieuse et à l’ombre des gigantesques moais, il va nous faire faire un voyage extraordinaire. Un voyage certes, mais en ce qui concerne l’intrigue du roman, je porterai réclamation auprès de la compagnie de voyages pour tromperie.

Le roman débute rapidement près de Santander où l’inspectrice Martina de Santo attend son affectation à Madrid et profite du calme provincial qu’elle nous a habitué à apprécier tant dans « Los hermanos de la costa » que dans la « Mariposa de obsediana ». Plus précisément c’est dans un petit village à quelques kilomètres appelé El Tejo que tout commence : Martina rend visite à une de ses amies, Sara Labot, épouse du célèbre avocat pénaliste qu’elle connait bien, Jesus Labot. A des milliers de kilomètres de là, le beau-frère de Sara Labot, Francisco Camargo, grand banquier espagnol et investisseur millionnaire, peaufine ses projets sur l’Ile de Pâques. Il va inaugurer un hôtel luxueux qui va s’inaugurer le 31 décembre, le même jour où une éclipse solaire doit avoir lieu. A El Tejo, le meurtre de la fille des Labot laisse Martina de Santo un peu circonspect ; si un coupable a été désigné et trouvé, le flair de l’inspectrice lui dit que l’on se trompe de coupable.

Par un curieux hasard, tous les protagonistes vont se retrouver invités à l’inauguration de l’Hôtel de Camargo sur l’Ile de Pâques : au beau milieu des moais, l’inspectrice, son cousin ambassadeur, la romancière Ursula Sacromonte, les Labot et les Camargo au grand complet. Le destin des protagonistes serait-il lié ?

Pour tout vous dire, j’ai été déçu. Pas par le voyage extraordinaire au milieu du Pacifique sur l’Ile de Pâques, pas sur ce contexte magique et sur l’histoire de cette île magnifique, mais par le roman policier annoncé qui se résume à une quinzaine de pages au début du roman et au vingt dernières. Au final, on attend avec impatience quelque chose, un meurtre : il arrivera mais il arrivera tard sur la fin. Le final laisse croire qu’il a fallu boucler une histoire dont on ne croyait pas et où plusieurs détails restent sans solution. La seule chose qui relève l’intrigue c’est cet univers merveilleux : on se sent transporter à l’autre bout du monde. Dommage que l’on annonce un roman policier et non pas un joli livre de voyages…

Roberto

Ce soir dans El Pinguino…

Ce soir 13 avril 2014, El Pinguino revient sur les ondes d’Aligre FM (93.1 FM). Nous aurons le plaisir de revenir avec un cocktail vitaminé de bonne musique et de bonne humeur. La programmation sera concoctée avec soin par Iñaki et Céline pour de belles découvertes et quelques classiques.

El Pinguino reviendra également sur le 2ème gala « España te quiero » qui a eu lieu hier au bénéfice de l’association des parents et familles avec des personnes handicapées espagnoles en France. El Pinguino était fier de participer et collaborer dans ce joli événement organisé notamment par España en Paris.

Nous aurons également le plaisir de pouvoir bénéficier d’une interview en direct de l’auteur-compositeur et interprète argentin, Lucas Masciano. Nous vous présenterons sa musique et nous parlerons avec lui de ses projets.

Vous allez vraiment manquer ça? Rejoignez nous sur la banquise des pinguinos à partir de 22h sur www.aligrefm.org

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Pas d’émission El Pinguino ce soir…

Ce soir, le 6 avril 2014, il n’y aura pas d’émission El Pinguino. Toute l’équipe s’excuse. Les raisons sont simples: une partie de l’équipe est malade et l’autre est indisponible. Rien de grave, et promis nous ferons tout notre possible pour revenir dimanche prochain!!!

Néanmoins, vous pourrez retrouver une partie de l’équipe samedi lors du Gala bénéfique organisé au profit de l’association des parents et familles avec des enfants handicapés en France. Venez nombreux car vous passerez une excellente après-midi et vous ferez un joli geste…

Gala 2

 

« Les 2001 nuits » de Rolo DIEZ

Titre : VO: Las dos mil y unas noches

VF: Les 2001 nuits

Rolando Aurelio Diez Suárez  plus connu sous le nom de Rolo Díez, est né à General Diamonte, dans la province de Buenos Aires, en 1940, est un écrivain argentin, auteur de roman policier. Après avoir amorcé des études universitaires en droit à Buenos Aires, il bifurque vers la psychologie et le cinéma. Pendant ce temps, il milite dans un groupuscule politique visant à la libération du pays par les armes. En novembre 1971, il est arrêté et incarcéré pendant plusieurs années dans un centre de détention de Villa Devoto, un quartier du nord-ouest de Buenos Aires, puis successivement dans les provinces de Chaco et de Chubut. En prison, il se radicalise et adhère au Parti révolutionnaire des travailleurs, fondé par Mario Roberto Santucho. En mai 1973, il est libéré grâce à l’amnistie décrétée par le président Héctor José Cámpora et reprend ses activités politiques qui le contraignent à l’exil en 1977. Il se rend en Europe et survit en France, en Italie et en Espagne grâce à une série de petits emplois mal rémunérés. Il s’installe à Mexico en 1980 et travaille comme scénariste d’émissions de télévision et de bandes dessinées. Il devient ensuite responsable des pages de politique internationale du quotidien mexicain El Día.

À la fin des années 1980, il se lance dans l’écriture. Los compañeros (1987), son premier ouvrage, est un récit en grande partie autobiographique qui revient sur la situation politique en Argentine dans les années 1970.

L’auteur aborde le roman policier, auquel il infuse une bonne dose d’ironie, avec Vladimir Ilitch contre les uniformes (1989), où plusieurs meurtres et enlèvements sont perpétrés sous le régime de la dictature militaire dans le Buenos Aires de 1977. Avec la crise économique de 1989 en toile de fond, Le Pas du tigre (1992) évoque la corruption des hauts dirigeants de la police impliqués dans un trafic de prostituées. Une galerie de personnages aussi désenchantés que cocasses brosse dans ce récit choral une fresque impitoyable de la société argentine de l’époque. Dans L’Effet tequila (1992) apparaît le policier Carlos Hernández, qui revient dans Poussière du désert (2001). Bigame, proxénète, maître-chanteur et ami des truands, c’est un bon père de famille et un agent de l’ordre qui, ironiquement, est soucieux de bien faire son métier. Ainsi n’hésite-t-il pas à payer de sa poche des collaborateurs pour faire toute la lumière sur une série d’assassinats visant des pornographes.

Selon Claude Mesplède, Lune d’écarlate (1994) est le chef-d’œuvre de Rolo Díez. À Mexico, Scarlett, une grande adepte de la littérature à l’eau de rose, croit encore au prince charmant, en dépit d’un divorce et d’une vie sexuelle qui tourne à vide. Quand elle rencontre Julio Cesar, elle est persuadée qu’il incarne le héros de ses rêves. Mais cet ancien malfrat, devenu indicateur de la police, s’avère plutôt un misérable petit sadique qui incendie et torture pour le compte d’un gouvernement néolibéral et corrompu qui ne recule devant rien pour se maintenir au pouvoir. Lune d’écarlate s’est vu décerner le prix Dashiell Hammett et le prix Semena Negra.

Bibliographie partielle:

-          Los compañeros (1987).

-          Vladimir Illich contra los uniformados (1989) VF: Vladimir Illich contre les uniformes.

-          Una baldosa en el valle de la muerte (1992).

-          Luna de escarlata (1994). VF: Lune d’écarlate

-          Gambito de dama (1998). VF: Gambit de dame

-          El aguantadero (1998).

-          Los compañeros (2000).

-          Matamujeres (2001) VF: Eclipse de lune.

-          Mira con los ojos bien abiertos (2003) VF: In domino veritas

-          Papel Picado (2003).

-          La carabina de Zapata (2004).

-          Las dos mil y una noches (2008) VF: Les  2001 nuits.

Editions :

VO: « Las dos mil y una noches » de Rolo DIEZ

Ediciones B

VF: “Les 2001 Nuits” de Rolo DIEZ

Editions Payot Rivages collection Rivages Noir (218 pages)

 

Vous pouvez  le commander en version originale chez nos amis de la Librairie Hispa en cliquant sur le lien suivant:

http://www.librairie-hispa.com

 

Commentaires :

Lire de la littérature argentine c’est apprécier qu’on vous emmène dans un univers critique et souvent décalé. Avec Rolo Diez, croyez moi vous allez aimer la littérature argentine si vous aimez l’ironie et le burlesque. Cynique à souhait, Rolo Diez n’a peur de rien et même pas de l’hyperpuissance américaine, preuve en est « 2001 nuits ».

Le matin du 11 septembre 2001, Kaluf descend du vol New York-Mexico et débarque en plein chaos. Les tours du World Trade Center viennent d’être anéanties et ce Libanais tranquille ne sait pas que son cauchemar personnel vient de commencer. Né au Mexique de parents et grand-parents libanais, Kaluf appartient à la petite communauté musulmane de Mexico. Propriétaire d’une boulangerie prospère dans le quartier Florida, il brigue la présidence du centre social et culturel musulman appelé « La Media Luna ». Parfait citoyen moyen, il est semblable à tous ses concitoyens, petits bourgeois n’aspirant qu’à la tranquillité et à la respectabilité. Bon, bien sûr en grattant un peu on trouve quelques tares : il a bien une maîtresse, épouse par ailleurs de son pire ennemi et adversaire aux élections, qui pour mettre la cerise sur le gâteau est une vraie nymphomane. C’est un peu gênant car on ne badine pas avec la moralité dans la communauté de la Media Luna, surtout lorsque l’on traîne déjà une réputation de tiédeur religieuse. Heureusement, Kaluf compense tout cela par une réputation de gestionnaire économe et par un clientélisme bien organisé. Et puis, tant que son incartade reste confidentielle, pas de quoi s’inquiéter, mais il faut se méfier des ragots… Pour cela, il peut compter sur son frère, son bras droit, qui sait comment rendre son adversaire bien plus sulfureux que lui….

Le drame de Kaluf commence en revenant indemne de New York un certain 11 septembre 2001. Un des derniers vols avant la suspension du trafic aérien au-dessus des États-Unis. Il devient aussitôt le présumé coupable idéal d’un attentat avorté. Car Mexico bruisse de rumeurs alarmistes et tous les pays tentent de dénicher leurs terroristes maisons histoire de montrer qu’eux font bien leur boulot. Si l’on peut défier l’hyperpuissance américaine chez elle, plus aucun pays n’est à l’abri… Dans les différents services de police de la capitale, on commence à dresser les listes noires et il faut se dépêcher de trouver des coupables, quitte à s’arranger un peu avec la vérité. Parmi eux, le haut gradé Saldaña compte bien tirer son épingle du jeu et montrer qu’à Mexico on est les meilleurs pour cela. Le bougre a le profil pour cela : il déteste les étrangers, en particulier les Arabes. Et puis, il espère ainsi échapper à la routine, les petits trafics, les enveloppes glissées en douce pour fermer les yeux sur les échanges illégaux du marché de Tepico. Mais surtout, il a des vues sur la poitrine de la secrétaire de son boss et il fera tout pour la conquérir en récoltant les honneurs.

Oscillant entre satire féroce et roman noir, Les 2001 Nuits est une critique drôle et peut être assez véridique du monde juste après les attentats du 11 septembre. Un cocktail détonnant fait de guerre contre le terrorisme, de chasse aux sorcières, le musulman remplaçant le rouge, de suspicion établie comme norme sociale, le tout accompagné par un climat délétère de corruption et de criminalité généralisées.

« Les 2001 Nuits » brosse aussi toute une galerie de personnages caricaturaux, évoluant dans un système devenu absurde. Alors parfois les coïncidences sont peut être trop grossières et pusi c’est un peu tiré par les cheveux, mais bon n’oublions pas que c’est un argentin qui a écrit ça !! La fin est un peu ratée à mon goût, j’en attendais bien plus à vrai dire… Mais j’ai passé un très bon moment et je me suis bien amusé !!!

Le rythme endiablé du récit mêlé à l’humour railleur et à une intrigue démente parviennent à nous laisser emporter par les péripéties de l’histoire, ricanant des malheurs de Kaluf, sans arriver pour autant à se départir d’un vague sentiment d’inquiétude quand on se rend compte que certaines situations peuvent être vraies… Réalité ou raillerie, mais où est donc la vérité ? A vous d’en juger….

Roberto

« El séptimo velo » de Juan Manuel DE PRADA

Titre : VO: El séptimo velo

VF: Le septième voile

Auteur : Juan Manuel DE PRADA El+séptimo+velo

Juan Manuel de Prada, né le 31 janvier 1970 à Baracaldo (Pays basque, Espagne), est un écrivain, éditorialiste et critique littéraire espagnol. Juan Manuel de Prada naît à Baracaldo mais il passe son enfance et jeunesse à Zamora (Castille et Léon), la ville d’origine de ses parents. Il apprend à lire et à écrire très tôt avant même d’aller à l’école grâce à son grand-père avec qui il allait à la bibliothèque municipale presque tous les jours. Pendant que le grand-père consulte la presse, Juan Manuel de Prada lit tout ce qui lui tombe sous la main. Plus tard il affirme que ses goûts littéraires sont très éclectiques et qu’il apprécie autant Marcel Proust qu’Agatha Christie.

À l’âge de seize ans, il écrit son premier récit, El diablo de los destellos de nácar, inspiré d’une randonnée en compagnie de son grand-père qui obtient le deuxième prix lors d’un concours littéraire. Il écrit par la suite des centaines de nouvelles où un élément fantastique et surnaturel est souvent présent. Il traduit également des romans pulp, genre qu’il affectione. Il étudie le Droit à l’Université de Salamanque où il obtient un diplôme d’avocat, profession qu’il n’exercera jamais car il décide de se consacrer entièrement à la littérature.

Sa première œuvre importante est Coños (Cons) en 1994, un livre original de proses lyriques conçu comme un hommage au Seins de Ramón Gómez de la Serna. Coños est salué par de grandes figures de la critique littéraire comme Francisco Umbral. En 1995, De Prada publie Le Silence du patineur, recueil de douze récits courts au style recherché et baroque, à l’opposé des écrivains de sa génération. Le dernier récit, Gálvez (à propos de l’écrivain Pedro Luis de Gálvez), sera le point de départ du premier roman de De Prada, le monumental Les masques du héros (1996), œuvre ambitieuse de 600 pages qui recrée la bohème artistique espagnole des débuts du XXe siècle jusqu’à la Guerre civile. Pour l’élaboration de son roman, De Prada a eu recours à diverses sources littéraires comme La novela de un literato de Rafael Cansinos Assens et Automoribundia de Ramón Gómez de la Serna. Presque tous les grands écrivains espagnols de l’avant-guerre défilent dans le roman. En France, le livre est accueilli avec enthousiasme par la critique : « Un nouveau Grand d’Espagne » annonce Frédéric Vitoux dans Le Nouvel Observateur. « Peut-être le meilleur roman espagnol des vingt dernières années » selon Arturo Pérez-Reverte. Le roman suivant, La Tempête (1997), basé sur une intrigue policière, remporte le Prix Planeta et est traduit en plus de vingt langues. Le roman est adapté au cinéma, adaptation que Juan Manuel de Prada n’a pas appréciée. L’écrivain Javier Marías s’est plaint des phrases emprutées par De Prada à son texte Venecia, un interior2 pour La Tempête3. Ayant pour cadre une Venise lugubre et sombre, comme un décor de roman gothique, La Tempête obtint un grand succès.

Ses deux œuvres suivantes constituent des exercices d’archéologie littéraire : d’une part le roman Les lointains de l’air (en espagnol, Las esquinas del aire) dans lequel le protagoniste suit les traces de l’écrivaine et femme de sport Ana María Martínez Sagi; et d’autre part un recueil d’essais, Desgarrados y excéntricos, sur la vie d’écrivains restés méconnus (Armando Buscarini, Pedro Luis de Gálvez) ou ratés. Publié en 2003, La vie invisible (La vida invisible) est peut-être le roman le plus complexe et sombre de De Prada. Le roman raconte l’histoire d’un jeune écrivain sur le point de se marier dont la vie change radicalement lors d’un voyage à Chicago où il fait la connaissance d’Elena, une femme rendue folle par une rupture amoureuse.

En 2007, De Prada publie Le septième voile (El séptimo velo), roman épique dans la France occupée de la Seconde Guerre mondiale où sont mis en question les mensonges de l’Histoire et les dangers de la mémoire. La nouvelle tyrannie (La nueva tiranía) en 2009, est un recueil d’articles journalistiques dans lesquels De Prada s’oppose à ce qu’il appelle le matrix progressiste qui serait entrain d’imposer une nouvelle idéologie de façon dictatoriale sous couvert d’humanisme5.

Dans la même lignée, en 2010, De Prada publie Nadando contra corriente (En nageant à contre-courant). Toujours en 2010, l’auteur publie Lágrimas en la lluvia, recueil d’articles consacrés au cinéma et à la littérature qui l’ont influencés. En novembre 2012, après cinq années sans avoir publié d’ouvrage de fiction, il publie un nouveau roman : Me hallará la muerte6.

Entre 2007 et 2009, Juan Manuel de Prada participe au programme « Julia en la Onda » présenté par la journaliste Julia Otero sur Onda Cero. En 2009, il rejoint la Cadena Cope qu’il quitte en 2010. Juan Manuel de Prada dirige et présente depuis septembre 2010 « Lágrimas en la lluvia », un programme de débats politiques et culturels sur la chaîne de télévision espagnole Intereconomía TV.

Vous pouvez en savoir bien plus sur l’auteur en consultant son site :

http://www.juanmanueldeprada.com/

 

Editions :

VO: « El séptimo velo » de Juan Manuel DE PRADA

Ediciones Booket   (782 páginas)

VF: “Le septième voile” de Juan Manuel DE PRADA

Editions Points

Vous pouvez  le commander en version originale chez nos amis de la Librairie Hispa (pour 11,90€) en cliquant sur le lien suivant:

http://www.librairie-hispa.com/catalog/product_info.php?products_id=2823

 

Commentaires :

Voilà un roman qui m’a attiré par sa quatrième de couverture, un joli résumé avec de jolies phrases et un récit qui donnait envie. J’aurai dû une fois de plus me méfier. Julio Ballesteros, appelé par sa mère mourante, arrive trop tard pour entendre de sa bouche la vérité sur sa naissance. Son père lui apprend alors qu’il n’est pas son père : il a épousé Lucia alors qu’elle était enceinte d’un français, Jules Tillon. Sur les conseils de celui qu’il considère toujours comme son père il prend contact avec un prêtre, le Père Lucas. Ce dernier va lui raconter l’histoire de Lucia et de son père Estrada, espagnols ayant fuit l’Espagne après la guerre civile, de leur vie dans un cirque qu’ils dirigent pendant la 2eme guerre en France, façade qui leur permet de sauver des juifs, dont André ancien chirurgien amoureux de Lucia, de l’arrivée au cirque de Jules, blessé à la tête et amnésique.

A la libération, Jules apprendra qu’il était résistant sous le nom de Houdini. A la mort d’Estrada, Lucia et Jules partent en Espagne où ils feront la connaissance du père Lucas. Jules sombre doucement dans la folie, il abandonne Lucia enceinte. Elle acceptera alors la demande en mariage d’Antonio Ballesteros, petit entrepreneur de province.
Sur les conseils du père Luca, Julio prend contact avec le Docteur Portabella, psychiatre qui a soigné Jules par hypnose. il découvrira la vie de Jules non seulement après l’abandon de Lucia mais également sa vie de jeune ouvrier chez Renault, entré dans la Résistance avec le parti communiste. Enfin, sur les conseils cette fois de Portabella il essaie de rencontrer André, l’ancien amoureux de Lucia. Il apprendra son décès par sa fille , Sabine.
Sabine lèvera pour lui le septième voile en lui racontant le rôle de Jules lors des derniers mois de l’occupation au cours desquels, manipulé par Olga, son amour de jeunesse, mais maitresse d’Otto Abetz, il trahira la résistance. A sortie de l’asile, ayant retrouvé la mémoire et notamment sa trahison, il partira pour l’Argentine.

A première vue, un très beau récit et une superbe écriture, mais au final je vous avoue que c’est long, très long… Je ne suis pas contre un roman de 700 pages mais là il y en a facilement 300 de trop. Pour tout vous dire (et je ne veux pas par là vous décourager), mais l’action débute bien après la 150ème page… Très belle initiative mais trop pompeux à mon goût : si la littérature mérite le détail, à trop détailler on oublie de raconter une histoire et surtout de faire passer un bon moment au lecteur… Rien à dire sur le fond, mais, pour moi, la forme laisse à désirer… Dommage.

Roberto

Pas d’El Pinguino le 16 mars 2014…

Ce soir, 16 mars 2014, il n’y a aura pas d’émission d’El Pinguino sur les ondes… Une grosse partie de l’équipe étant clouée au lit, nous sommes contraints d’annuler l’émission de ce soir mais nous reviendrons dès la semaine prochaine avec notre bonne humeur habituelle.

Nous nous excusons de ne pas pouvoir réchauffer vos oreilles avec du bon son hispanique ce soir.

Vous retrouverez l’équipe au grand complet, normalement, et peut être avec quelques surprises dès dimanche prochain.

En attendant, El Pinguino vous invite à réserver votre samedi 12 avril 2014 pour participer au 2ème Gala « España te quiero » au bénéfice de l’Association des parents d’enfants handicapés espagnols en France. Une belle initiative dont nous vous parlerons dimanche prochain…

 

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